Intelligence artificielle

Intelligence Artificielle: profiter de la baisse pour investir!

Aujourd’hui, l’IA (intelligence artificielle) est largement représentée en bourse par Microsoft et Nvidia. La hausse de ces 2 titres et globalement de ce marché est très important : 109% en 1 an, 420% en 3 ans. La tendance va-t-elle encore se poursuivre à court terme à un tel rythme ?

C’est quoi l’intelligence artificielle ?

L’intelligence artificielle (IA) est un domaine de l’informatique qui se concentre sur la création de systèmes capables de réaliser des tâches qui nécessitent normalement l’intelligence humaine. Ces tâches incluent l’apprentissage, la perception, la reconnaissance de la parole, la prise de décision, la résolution de problèmes, et même la compréhension et la génération de langage naturel.

Voici quelques points clés pour mieux comprendre l’IA :

  1. Types d’IA :
    • Intelligence artificielle faible (ou étroite) : Conçue pour une tâche spécifique. Par exemple, les assistants vocaux comme Siri ou Alexa, ou les systèmes de recommandation sur des plateformes de streaming.
    • Intelligence artificielle forte (ou générale) : Hypothétique à ce jour, cette forme d’IA aurait la capacité de comprendre, apprendre et appliquer une intelligence de manière générale, similaire à un humain.
  2. Sous-domaines de l’IA :
    • Apprentissage automatique (Machine Learning) : Les systèmes apprennent à partir de données et s’améliorent avec l’expérience. Les algorithmes de machine learning incluent les réseaux de neurones, les arbres de décision, et les machines à vecteurs de support.
    • Apprentissage profond (Deep Learning) : Un sous-ensemble du machine learning utilisant des réseaux de neurones artificiels avec de nombreuses couches (profondeur) pour analyser les données complexes.
    • Traitement du langage naturel (NLP) : La capacité des machines à comprendre et à générer du langage humain. Exemple : les chatbots, les systèmes de traduction automatique.
    • Vision par ordinateur : Permet aux machines de comprendre et d’interpréter le monde visuel. Exemple : la reconnaissance faciale, l’analyse d’images médicales.
  3. Applications de l’IA :
    • Santé : Diagnostic assisté par IA, analyse d’images médicales, développement de médicaments.
    • Finance : Analyse des marchés, détection de fraudes, gestion de portefeuille.
    • Transports : Voitures autonomes, optimisation des routes.
    • Service client : Chatbots, assistants virtuels.
    • Industrie et robotique : Automatisation des processus, maintenance prédictive.
  4. Défis et considérations éthiques :
    • Biais et équité : Les algorithmes peuvent reproduire ou amplifier les biais présents dans les données d’entraînement.
    • Transparence et explicabilité : Comprendre et expliquer les décisions prises par les systèmes d’IA.
    • Impact sur l’emploi : Automatisation des tâches et potentielle suppression d’emplois.
    • Sécurité et confidentialité : Protection des données personnelles et sécurisation des systèmes d’IA contre les cyberattaques.

L’IA ( intelligence artificielle) est en constante évolution et promet de transformer de nombreux aspects de notre vie quotidienne, mais elle soulève aussi des questions importantes sur la manière dont elle devrait être développée et utilisée.

Les entreprises cotées en Bourse les plus représentées

Les 2 entreprises en intelligence artificielle les plus représentées sont Microsoft et Nvidia

A. Microsoft :

Microsoft est un acteur majeur dans le domaine de l’intelligence artificielle, offrant une gamme variée de services et d’outils basés sur l’IA à travers sa plateforme Azure, ainsi que des applications intégrant des fonctionnalités d’IA. Voici un aperçu des principales initiatives et technologies d’IA de Microsoft :

Azure AI

Azure AI est la suite de services et de solutions d’intelligence artificielle de Microsoft hébergée sur le cloud Azure. Elle inclut :

  • Azure Machine Learning : Un service pour créer, former et déployer des modèles de machine learning à grande échelle.
  • Azure Cognitive Services : Une collection d’API qui permet d’ajouter des fonctionnalités de reconnaissance d’images, de compréhension du langage naturel, de synthèse vocale, de traduction, etc. Exemples de services cognitifs :
    • Vision : Reconnaissance et analyse d’images et de vidéos.
    • Speech : Reconnaissance vocale, synthèse vocale, traduction vocale.
    • Language : Analyse de texte, traduction, reconnaissance d’entités nommées.
    • Decision : Prise de décision basée sur des modèles d’apprentissage automatique.

Applications intégrant l’Intelligence Artificielle

Microsoft intègre également des technologies d’IA dans plusieurs de ses produits phares :

  • Microsoft 365 : Suite de productivité comprenant Word, Excel, PowerPoint, Outlook, etc. Utilise l’IA pour des fonctionnalités telles que la correction grammaticale avancée (Microsoft Editor), les suggestions de rédaction, l’analyse de données (Excel), et l’optimisation des présentations (PowerPoint).
  • Dynamics 365 : Ensemble d’applications d’entreprise qui utilise l’IA pour des insights avancés en matière de vente, de marketing, de service client, etc.
  • Microsoft Teams : Plateforme de collaboration qui utilise l’IA pour des fonctionnalités de transcription, de traduction en temps réel, et de suppression du bruit de fond.

B. Nvidia

NVIDIA est une entreprise de premier plan dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA), reconnue pour ses contributions significatives en matière de matériel, de logiciels et de solutions intégrées pour l’IA. Voici un aperçu des initiatives, technologies et contributions de NVIDIA en matière d’IA :

Matériel pour l’Intelligence Artificielle

NVIDIA est surtout célèbre pour ses unités de traitement graphique (GPU), qui sont essentielles pour l’entraînement et l’inférence des modèles d’IA en raison de leur capacité à effectuer des calculs massivement parallèles.

  1. GPU NVIDIA : Les GPU tels que les séries Tesla, Quadro, et plus récemment A100 et H100, sont utilisés dans des centres de données pour l’entraînement de modèles d’IA à grande échelle.
  2. NVIDIA DGX Systems : Des supercalculateurs intégrés conçus spécifiquement pour les applications d’IA, combinant plusieurs GPU puissants pour offrir des performances maximales.
  3. NVIDIA Jetson : Une plateforme d’informatique embarquée pour l’IA, utilisée dans les robots, les drones, et autres dispositifs IoT (Internet des objets).

Logiciels et bibliothèques

NVIDIA développe des logiciels et des bibliothèques pour faciliter le développement et le déploiement de l’IA :

  1. CUDA : Une plateforme de calcul parallèle et une API qui permet aux développeurs d’exploiter la puissance des GPU pour diverses applications, y compris l’IA.
  2. cuDNN : Une bibliothèque GPU-accélérée pour les réseaux de neurones profonds, optimisée pour des frameworks populaires tels que TensorFlow et PyTorch.
  3. TensorRT : Une bibliothèque d’inférence pour l’optimisation des réseaux de neurones pour une exécution rapide et efficace sur les GPU NVIDIA.
  4. NVIDIA Clara : Une plateforme pour les applications d’IA en santé et sciences de la vie, couvrant l’imagerie médicale, la génomique, et la découverte de médicaments.

Plateformes et solutions intégrées en intelligence artificielle

NVIDIA propose des plateformes complètes pour le développement et le déploiement de l’IA :

  1. NVIDIA AI Enterprise : Une suite de logiciels d’IA certifiée pour VMware vSphere, permettant de déployer des applications d’IA sur des infrastructures cloud privées ou hybrides.
  2. NVIDIA Omniverse : Une plateforme de simulation et de collaboration pour les graphismes 3D, l’IA et la robotique.
  3. NVIDIA Metropolis : Une plateforme d’IA pour les villes intelligentes, utilisée pour la surveillance, l’analyse du trafic et la gestion des infrastructures.

Initiatives de recherche et collaborations

NVIDIA investit également dans la recherche en IA et collabore avec diverses institutions pour avancer dans ce domaine :

  1. NVIDIA Research : Une division dédiée à la recherche avancée en IA, couvrant des domaines tels que la vision par ordinateur, le traitement du langage naturel, et l’apprentissage profond.
  2. Partenariats académiques : Collaboration avec des universités et des centres de recherche pour promouvoir l’innovation en IA et former la prochaine génération de chercheurs et d’ingénieurs en IA.

Responsabilité et éthique

NVIDIA s’engage à promouvoir l’utilisation responsable de l’IA. L’entreprise travaille sur des initiatives pour garantir que les technologies d’IA soient développées et utilisées de manière éthique, en prenant en compte les impacts sociaux et environnementaux.

Exemples d’applications de l’IA avec NVIDIA

  1. Santé : Utilisation des GPU pour l’analyse d’images médicales, la recherche génomique, et le développement de nouveaux traitements.
  2. Automobile : Plateformes d’IA pour les véhicules autonomes, telles que NVIDIA DRIVE.
  3. Gaming : Technologies d’IA pour améliorer l’expérience de jeu, telles que DLSS (Deep Learning Super Sampling) pour une meilleure qualité d’image.
  4. Industrie : Applications de l’IA pour la fabrication, la logistique, et la maintenance prédictive.

En résumé, NVIDIA joue un rôle crucial dans l’écosystème de l’intelligence artificielle en fournissant des outils et des technologies de pointe pour le développement, l’entraînement et le déploiement de modèles d’IA, tout en promouvant l’innovation et l’utilisation éthique de ces technologies.

Pourquoi ce marché de l’intelligence artificielle peut-il baisser à court terme ?

Après une hausse phénoménale des titres dans l’IA en 3 ans, le PER (price earning ratio) atteint un niveau déraisonnable de 72. Il faut savoir que dans les entreprises de croissance, un PER au delà de 30/35 devient excessif, nous sommes donc bien sur un marché survalorisé. La baisse a déjà débuté mi-juillet. Voici le graphique du Nasdaq:

Comment profiter de cette baisse de marché ?

Vous pouvez profiter de la baisse des marchés de 2 manières :

  • Soit en assurance vie, au travers de fonds spécialisés dans l’intelligence artificielle, nous recommandons en particulier ceux de JPMorgan, Echiquier ou Oddo. Notre cabinet peut vous accompagner dans ces démarches d’investissement
  • Soit directement en compte titres

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indivision en cas de succession

L’Indivision en cas de succession : fonctionnement, avantages et exemples concrets

L’indivision est une situation juridique courante, particulièrement dans le cadre des successions. Elle se manifeste lorsque plusieurs héritiers détiennent conjointement des biens sans que leurs parts ne soient matériellement divisées. Cette co-propriété peut concerner des biens immobiliers, des comptes bancaires, des entreprises, et d’autres types d’actifs. Comprendre le fonctionnement de l’indivision, ses avantages et ses inconvénients est essentiel pour une gestion optimale du patrimoine familial. 

Cet article vise à exposer en détail le fonctionnement de l’indivision, ses avantages spécifiques en cas de succession, et à illustrer ces concepts à travers des exemples concrets.

1. Comprendre l’indivision

1.1 Définition et principes

L’indivision se définit comme une situation où plusieurs personnes détiennent ensemble des droits de même nature sur un bien, sans que leurs parts respectives soient matériellement divisées. Cela signifie que chaque indivisaire possède une quote-part abstraite de l’ensemble des biens indivis, qu’il s’agisse de biens immobiliers, mobiliers, ou d’actifs financiers. 

L’indivision se rencontre souvent dans des contextes comme les successions, les divorces, ou les achats communs. Par exemple, si un parent décède en laissant une maison à ses trois enfants, ces derniers se retrouvent en indivision. Chacun détient alors une part de la maison, mais sans qu’aucune partie spécifique de la maison ne soit attribuée à l’un d’eux.

Le cadre légal de l’indivision est principalement régi par les articles 815 et suivants du Code civil. Ce cadre juridique définit les droits et obligations des indivisaires, ainsi que les procédures de gestion et de sortie de l’indivision. 

Les indivisaires ont des droits bien définis, comme celui de demander le partage des biens à tout moment. Cependant, ils ont également des obligations, telles que la contribution aux charges de l’indivision proportionnellement à leur part. Le respect de ces règles est essentiel pour assurer une gestion harmonieuse et éviter les conflits.

2. Le fonctionnement de l’indivision

2.1 Gestion des biens en indivision

La gestion des biens indivis nécessite une organisation précise et une coopération entre les indivisaires. Les décisions importantes, telles que la vente d’un bien, la mise en location ou la réalisation de travaux majeurs, doivent généralement être prises à l’unanimité. En revanche, les décisions de gestion courante, comme l’entretien ou le paiement des charges, peuvent être prises à la majorité des deux tiers des droits indivis.

Cette distinction entre décisions importantes et gestion courante est cruciale pour éviter les blocages et assurer une gestion efficace. Par exemple, si les indivisaires veulent vendre une maison, ils doivent obtenir l’accord de tous. Cependant, pour payer les factures d’entretien ou les impôts, une majorité des deux tiers suffit.

2.2 Sortie de l’indivision

La sortie de l’indivision peut se faire de manière amiable ou judiciaire. Le partage amiable suppose un accord entre tous les indivisaires sur la répartition des biens. Une fois cet accord trouvé, il est formalisé par un notaire pour les biens immobiliers. En l’absence d’accord, les indivisaires peuvent recourir au partage judiciaire. Dans ce cas, c’est le tribunal qui décide de la répartition ou de la vente des biens.

Le partage amiable est souvent préférable car il est moins coûteux et moins long que le partage judiciaire. Toutefois, lorsque les héritiers ne parviennent pas à s’entendre, le partage judiciaire devient inévitable.

2.3 Contributions et charges

Les indivisaires doivent assumer collectivement les charges financières liées aux biens indivis. Ces charges incluent les taxes, les assurances, et les coûts d’entretien. Elles sont réparties proportionnellement à la part de chaque indivisaire. Par exemple, si un héritier détient 50 % des droits indivis, il devra assumer 50 % des charges.

Il est important de distinguer les charges ordinaires, comme les frais d’entretien régulier, des charges extraordinaires, comme les travaux de rénovation. Les premières peuvent être décidées par une majorité des deux tiers, tandis que les secondes nécessitent l’unanimité.

3. Avantages de l’indivision en cas de succession

3.1 Maintien du patrimoine familial

L’indivision permet de conserver le patrimoine familial intact, évitant ainsi la dispersion des biens. Cela est particulièrement bénéfique pour les biens immobiliers de grande valeur ou sentimentaux, tels que la maison familiale. En maintenant ces biens en indivision, les héritiers peuvent préserver leur héritage commun et le transmettre aux générations futures.

Par exemple, lorsque Monsieur Dupont décède en laissant une maison à ses trois enfants, ceux-ci peuvent décider de conserver la propriété en indivision. Ils peuvent ainsi continuer à y organiser des réunions familiales et l’utiliser comme lieu de vacances, préservant ainsi les souvenirs et l’attachement familial.

3.2 Optimisation fiscale

L’indivision offre des opportunités d’optimisation fiscale. Par exemple, la résidence principale du défunt bénéficie d’une exonération partielle de la taxe sur les plus-values lors de sa vente, si elle est vendue dans les deux ans suivant le décès. De plus, en conservant certains actifs en indivision, les héritiers peuvent réduire les droits de succession.

Ainsi, si Madame Martin décède en laissant un immeuble locatif à ses quatre héritiers, ceux-ci peuvent bénéficier d’avantages fiscaux en le maintenant en indivision. Les revenus locatifs générés par l’immeuble sont répartis proportionnellement entre eux, offrant une source de revenus régulière tout en bénéficiant de certaines déductions fiscales.

3.3 Facilité de gestion

La gestion collective des biens en indivision peut simplifier les démarches administratives et la maintenance des biens. Les indivisaires peuvent déléguer la gestion à l’un d’entre eux ou à un tiers, comme un gestionnaire de biens, réduisant ainsi le fardeau administratif pour chacun.

Par exemple, dans le cas de la succession de Monsieur Lefèvre, propriétaire d’une entreprise prospère, ses deux enfants peuvent décider de continuer l’exploitation de l’entreprise en indivision. En se répartissant les responsabilités en fonction de leurs compétences, ils peuvent assurer une gestion efficace et pérenniser l’activité familiale.

3.4 Protection des intérêts des héritiers

L’indivision protège les intérêts de chaque héritier en imposant des règles de majorité pour les décisions importantes, évitant ainsi que l’un des indivisaires prenne des décisions unilatérales au détriment des autres. Les mécanismes de décision en indivision garantissent que chaque indivisaire a voix au chapitre et que les décisions prises sont équitables.

Par exemple, dans le cadre de la gestion d’un portefeuille de valeurs mobilières laissé en héritage par Madame Bertrand, les trois héritiers peuvent bénéficier d’une gestion optimisée et de la diversification des risques en maintenant le portefeuille en indivision. En désignant un conseiller financier commun, ils peuvent prendre des décisions éclairées et maximiser le rendement de leurs investissements tout en protégeant leurs intérêts respectifs.

4. Exemples concrets d’indivision en cas de succession

4.1 Maintien de la résidence familiale

Lorsque Monsieur Dupont décède, il laisse une maison estimée à 600 000 euros à ses trois enfants. Plutôt que de vendre la maison et de se répartir le produit de la vente, les enfants décident de conserver la propriété en indivision. Ils conviennent d’y organiser des réunions familiales et d’utiliser la maison comme lieu de vacances. La maison reste ainsi dans la famille, préservant les souvenirs et l’attachement familial. Pour gérer les frais d’entretien et les taxes, ils mettent en place un compte commun alimenté par des contributions régulières de chacun.

4.2 Gestion d’un immeuble locatif

Madame Martin laisse un immeuble locatif à ses quatre héritiers. Plutôt que de vendre l’immeuble, les héritiers décident de le conserver en indivision et de continuer à le louer. Les revenus locatifs sont répartis proportionnellement entre eux, offrant une source de revenus régulière. Les héritiers désignent l’un d’entre eux, plus expérimenté dans la gestion immobilière, pour administrer l’immeuble, simplifiant ainsi la gestion quotidienne.

4.3 Exploitation d’une entreprise familiale

Monsieur Lefèvre, propriétaire d’une entreprise prospère, décède en léguant ses parts à ses deux enfants. Les enfants décident de continuer l’exploitation de l’entreprise en indivision. Ils se répartissent les responsabilités en fonction de leurs compétences et poursuivent l’activité familiale. Cette décision permet de préserver l’entreprise, de maintenir les emplois, et de pérenniser l’héritage familial.

4.4 Gestion d’un portefeuille de valeurs mobilières

Madame Bertrand laisse un portefeuille de valeurs mobilières à ses trois héritiers. Plutôt que de vendre les actions et obligations, les héritiers choisissent de maintenir le portefeuille en indivision. Ils bénéficient ainsi d’une gestion optimisée et de la diversification des risques. En désignant un conseiller financier commun, ils peuvent prendre des décisions éclairées et maximiser le rendement de leurs investissements.

5. Limites et précautions à prendre

5.1 Risques de conflits entre indivisaires

La gestion conjointe des biens peut être source de conflits entre les héritiers ou la répartition des charges peuvent générer des tensions. Pour éviter ces conflits, il est recommandé de définir clairement les rôles et les responsabilités de chacun dès le départ et d’établir des règles de fonctionnement communes. Par exemple, dans le cadre d’une indivision suite à une succession, les héritiers pourraient rédiger un pacte d’indivision précisant les modalités de gestion des biens, les procédures de prise de décision, et les mécanismes de résolution des différends.

5.2 Blocage de la vente et conséquences

L’unanimité nécessaire pour certaines décisions importantes, comme la vente d’un bien, peut parfois conduire à des situations de blocage. Si un ou plusieurs indivisaires refusent de vendre, les autres peuvent se retrouver dans l’incapacité de liquider le bien et de récupérer leur part. Ce blocage peut avoir des conséquences financières significatives, notamment si le bien nécessite des frais d’entretien élevés ou si sa valeur diminue avec le temps.

Dans de tels cas, les indivisaires peuvent recourir à une procédure judiciaire pour sortir de l’indivision. Cependant, cette démarche peut être longue, coûteuse, et générer des tensions supplémentaires. Il est donc souvent préférable de tenter de résoudre les désaccords à l’amiable, éventuellement avec l’aide d’un médiateur.

5.3 Charges financières et gestion des dépenses

Les indivisaires doivent assumer collectivement les charges financières liées aux biens indivis. Cela inclut les taxes foncières, les frais d’entretien, les primes d’assurance, et les éventuels travaux de rénovation. Ces dépenses peuvent devenir lourdes, surtout si certains indivisaires rencontrent des difficultés financières.

Pour éviter les problèmes, il est crucial d’établir une comptabilité claire et de s’assurer que chaque indivisaire contribue équitablement aux charges. Dans certaines situations, il peut être utile de créer un compte commun dédié aux dépenses de l’indivision, alimenté régulièrement par les contributions de chacun.

5.4 Complexité des décisions collectives

La prise de décision en indivision peut être complexe et nécessiter des discussions approfondies entre les indivisaires. Les décisions importantes, comme la vente d’un bien ou la réalisation de travaux majeurs, nécessitent souvent l’unanimité, tandis que les décisions courantes peuvent être prises à la majorité des deux tiers. 

Cette complexité peut ralentir le processus de décision et rendre la gestion des biens indivis plus difficile. Pour faciliter les choses, il est conseillé de nommer un gestionnaire, qui peut être l’un des indivisaires ou un tiers, pour prendre en charge les décisions courantes et assurer une gestion efficace des biens.

Conclusion

L’indivision est une solution courante et parfois nécessaire dans le cadre des successions, permettant de maintenir le patrimoine familial intact et d’optimiser les aspects fiscaux. Cependant, elle implique une gestion collective et nécessite une bonne organisation pour éviter les conflits et les blocages. Comprendre les mécanismes de l’indivision, ses avantages et ses limites est essentiel pour une gestion harmonieuse et efficace du patrimoine.

En résumé, l’indivision présente plusieurs avantages, notamment la préservation des biens familiaux, l’optimisation fiscale, et la simplification de la gestion administrative. Cependant, elle comporte également des risques, comme les conflits entre indivisaires et les blocages de décision. Pour tirer le meilleur parti de l’indivision, il est important de définir clairement les règles de fonctionnement, de s’assurer d’une répartition équitable des charges, et de favoriser une communication ouverte et constructive entre les indivisaires.

scpi? LES GRANDES GAGNANTES DE LA CRISE IMMOBILI7RE

SCPI : les grandes gagnantes et les perdantes de la crise immobilière

2023 est une année révélatrice pour les SCPI. Depuis la crise immobilière qui a débuté à l’augmentation des taux directeurs, les SCPI ont démontré pour certaines leur capacité de résilience et pour d’autres leurs faiblesses. Décryptage.

Dans cet article, nous allons vous expliquer ce qu’il s’est passé sur le marché, pourquoi certaines SCPI perdent de la valeur alors que d’autres non, et comment choisir sa SCPI

1. C’est quoi une SCPI ?

La SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) ou « Pierre papier », est une structure qui permet de réunir des épargnants autour d’un projet immobilier de grande ampleur. En achetant des parts, un épargnant devient associé de la SCPI, donc propriétaire d’une quote-part d’un patrimoine immobilier composé de bureaux, commerces, locaux d’activités, écoles, cliniques, résidences séniors, habitation, etc.

L’épargnant qui investit dans la SCPI devient « associé », et détient une partie d’un patrimoine immobilier diversifié. Les associés confient toute la gestion immobilière à une équipe d’experts qui se charge de tout, de la sélection des immeubles jusqu’à leur revente. Ce service est inclus dans les frais de gestion.

En contrepartie, les associés perçoivent un revenu mensuel ou trimestriel issu des loyers payés par les locataires des immeubles.

Un associé peut investir dans plusieurs SCPI pour profiter des stratégies d’investissement propres à chaque fonds. Chaque SCPI réunit une communauté d’associés qui contribuent au développement de la SCPI et à la liquidité du marché des parts.

L’investissement en SCPI peut se faire en direct ou via une assurance-vie, pour une personne physique ou une personne morale. Il présente l’avantage de pouvoir investir le montant que vous souhaitez et de réaliser un investissement immobilier simple et sans aucune gestion

Vous retrouverez dans la vidéo suivante le fonctionnement d’une SCPI:

2. Un marché immobilier chahuté

L’augmentation des taux mi 2022 a mis tout le secteur de l’immobilier sous pression.  

Voici l’évolution des taux d’intérêt sur les 24 dernières années :

Suite au retour de l’inflation et à la remontée des taux directeurs, les marchés immobiliers et les SCPI ont évolué de façon différenciée : 

  • En Europe sous l’effet du renchérissement des conditions financières, les marchés immobiliers ont eu tôt fait d’offrir des opportunités aux investisseurs disposant de capitaux propres à déployer ;
  • En France, les bureaux en Île-de-France ont souffert après avoir trop augmenté ces dernières années, un phénomène aggravé par une offre excessive. À l’opposé, les métropoles régionales et les retail park ont affiché leur solidité, car éloignés de cette suroffre.

On peut distinguer finalement 3 principales causes à la crise des SCPI 

Changements économiques :

  • Inflation : Une augmentation des taux d’inflation peut réduire le pouvoir d’achat des investisseurs et affecter la rentabilité des investissements immobiliers.
  • Taux d’intérêt : Des taux d’intérêt en hausse augmentent le coût des emprunts, rendant le financement des projets immobiliers plus coûteux et moins attractif.

Pandémie de COVID-19 :

  • Télétravail et vacance locative : La généralisation du télétravail a réduit la demande pour les bureaux, entraînant une augmentation des taux de vacance locative.
  • Difficultés des commerces : Les confinements et restrictions sanitaires ont touché de nombreux commerces, impactant les loyers perçus par les SCPI investies dans des locaux commerciaux.

Évolution réglementaire :

  • Normes environnementales : Les exigences croissantes en matière de performance énergétique des bâtiments peuvent nécessiter des investissements importants pour la mise en conformité des actifs immobiliers.

3. Conséquences pour les investisseurs de SCPI

Les conséquences pour un investisseur sont les suivantes :

  • Rendements en baisse : La réduction des loyers perçus et l’augmentation des coûts peuvent entraîner une baisse des rendements pour les investisseurs.
  • Liquidité limitée : En période de crise, la revente des parts de SCPI peut devenir plus difficile, réduisant la liquidité de cet investissement.
  • Valorisation des actifs : Une baisse de la demande pour certains types de biens immobiliers peut entraîner une diminution de la valorisation des actifs détenus par les SCPI.

4. Bien choisir sa SCPI

Bien choisir sa SCPI est une étape clé dans la mesure où votre investissement est à envisager à moyen long terme

Voici les critères les plus importants à analyser pour bien choisir votre SCPI :

La société de gestion

Les 5 premiers gérants ont représenté 50 % de la collecte nette des SCPI, c’est le tableau dressé par les chiffres de marché en 2023. Les gérants qui occupent le haut du tableau ont mis en place des stratégies distinctives qui ont démontré, à l’occasion de ce retournement de cycle, leur capacité à maintenir les revenus et les prix de leurs SCPI.

Se tourner vers les 5 premiers gérants, c’est aussi s’assurer d’une certaine liquidité en cas de revente de vos parts. En effet, mieux vaut avoir une SCPI qui collecte régulièrement dans l’année afin d’assurer la liquidité de vos parts.

Parmi les 5 premiers gérants, citons ATLAND VOISIN, aucune de leur SCPI n’a perdu de la valeur en 2023, signe d’une bonne gestion globale immobilière de leur parc. Citons un exemple précis avec Épargne Pierre et Épargne Pierre Europe qui ont affiché des revenus distribués, des rendements, et des prix de part stables.

Diversification de la SCPI

Les SCPI peuvent chercher à diversifier leurs investissements pour atténuer les risques, en incluant par exemple des actifs résidentiels ou des infrastructures.

Globalement, la société de gestion doit savoir identifier les secteurs et les régions présentant des opportunités intéressantes, choisir des actifs immobiliers de qualité, bien situés et avec un potentiel de valorisation à long terme, adapter en permanence la composition du portefeuille en fonction des évolutions du marché et des performances des actifs.

La SCPI doit avoir une gestion active des actifs, incluant des rénovations pour améliorer l’efficacité énergétique, ce qui à terme permettra de maintenir ou augmenter leur valeur.

Afficher des performances élevées

Pour avoir de la collecte, la SCPI doit attirer les investisseurs au travers de bons rendements. De notre point de vue, un Taux de Distribution (TD) supérieur à 5% en 2024 est nécessaire pour maintenir une bonne liquidité de la SCPI.

Les SCPI qui ont souffert en 2023 avaient les rendements les plus faibles. Inversement, celles avec des rendements élevés ont maintenu voire amélioré leurs revenus, leur prix de part, et leur liquidité. Le risque ne s’est pas manifesté là où l’on croyait.

Avoir une valeur de reconstitution élevé VS valeur de la part

Lorsque vous choisissez une SCPI, il est essentiel de vérifier quelle est la valeur réelle de la SCPI. La valeur réelle s’exprime au travers de la valeur de reconstitution. Si celle-ci est inférieur à la valeur de la part, cela signifie qu’en cas de nouvelle baisse de la valeur réelle de + de 10% par rapport à la valeur de part, vous allez subir une diminution de la valeur de la part.

A l’inverse, une valeur de reconstitution élevé permet d’avoir un « matelas de sécurité », vous acheté à une valeur de part + faible et vous prémunissez ainsi d’une éventuelle perte de valeur de part.

Avoir un report à nouveau élevé

Le report à nouveau dans le contexte des SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) fait référence aux bénéfices non distribués qui sont conservés par la société pour être réinvestis ou distribués ultérieurement. C’est une pratique courante dans la gestion des SCPI pour assurer une certaine stabilité et flexibilité financière.

À la fin de chaque exercice, les bénéfices réalisés par la SCPI sont partagés en plusieurs parties : une partie est distribuée aux associés sous forme de dividendes, une partie est mise en réserve (comme la réserve légale), et le reste constitue le « report à nouveau ». Ce « report à nouveau » peut être utilisé pour pallier une baisse éventuelle des revenus locatifs ou pour financer des travaux de rénovation et d’entretien des biens immobiliers.

Exemple pratique :

Supposons qu’une SCPI ait réalisé un bénéfice net de 1 million d’euros pour un exercice donné. Après distribution des dividendes (par exemple, 800 000 euros), il reste 200 000 euros. Ces 200 000 euros peuvent être affectés au « report à nouveau ». Si l’année suivante, les revenus locatifs baissent, la SCPI peut utiliser ce report à nouveau pour maintenir le niveau de distribution des dividendes à ses associés, malgré la baisse des revenus.

Conclusion

Bien choisir sa SCPI, c’est bien choisir la société de gestion qui propose une SCPI diversifiée, à bon rendement, avec une valeur de reconstitution élevé et du report à nouveau. Patrimoine Design vous accompagne dans vos investissements SCPI en veillant à constituer un portefeuille diversifié et créateur de valeur dans le temps.